Schweizerischer Katholischer Presseverein
Association Catholique Suisse pour la Presse
Associazione Cattolica Svizzera per la Stampa

«Wenn Paulus wiederkäme, würde er Redaktor werden»

Vorwort

Von Markus Vögtlin
Präsident Schweizerischer Katholischer Presseverein

Als der Schweizerische Katholische Presseverein (SKPV) vor hundert Jahren gegründet wurde, steckte das Radio noch in den Kinderschuhen, das Fernsehen gab es noch nicht, und ein Internet lag jenseits des Denkbaren. Das beherrschende Massenkommunikationsmittel war die Presse. Über die Presse wurden nicht nur Informationen verbreitet, sondern auch politische Überzeugungen propagiert und weltanschauliche Kämpfe ausgefochten. Die katholische Kirche betrachtete die Presse als „zweite Kanzel“, die dank ihrer Reichweite viel einflussreicher war als die Kirchenkanzel. Prälat Robert Mäder1, ein Kirchenmann von „impulsiver Schlagkraft“, schrieb daher in einer viel beachteten Schrift: „Wenn Paulus wiederkäme, so würde er Redaktor werden.“

Nachruf auf Prälat Robert Mäder im Jahresbericht 1945

Aufgabe des „Presseapostolates“ war es nach einer Formulierung des Basler Bischofs Josephus Ambühl von 1930, „Zeugnis für Christus abzulegen, durch Belehrung und Verteidigung die Feinde der Wahrheit zu beschämen, Unwissende aufzuklären und Zagende und Schwankende zu stützen“. Und Aufgabe, ja Pflicht, des gläubigen Volkes war es, die „gute Presse“ zu abonnieren und nicht-katholische Blätter zu meiden. „Volksblatt im Haus, treibt Unglauben aus“, lautete ein einprägsamer Werbespruch.

Volksblatt im Haus, treibt Unglauben ausWerbespruch für eine katholische Zeitung

Werbung für die „gute Presse“ zu machen und die Gläubigen für die Bedeutung eigener Medien zu sensibilisieren war ein Hauptgrund, weswegen der SKPV 1917 gegründet wurde. Der Presseverein beschäftigte dafür zeitweise eigens einen „Propaganda-Sekretär“. Daneben unterstützte er alle Bemühungen zur „Hebung“ der katholischen Presse. Unter anderem richtete er eine Ausbildungsstätte für katholische Medienstudenten ein, aus der das Institut für Journalistik der Universität Freiburg hervorging. Er sorgte mit regelmässigen Pressetagen für den Austausch unter den katholischen Medienleuten. Zudem förderte er die ebenfalls 1917 gegründete Katholische Internationale Presseagentur (Kipa-Apic), welche die katholischen Zeitungen mit Nachrichten aus der katholischen Welt versorgte. All das ergab ein schlüssiges Medienkonzept, das von den bis zu 12’000 Mitgliedern des Pressevereins mitgetragen und von den Leitungspersönlichkeiten mit zum Teil klingenden Namen tatkräftig vorangetrieben wurde.

Heute, hundert Jahre später, sieht die Welt allerdings anders aus.

Die Presselandschaft hat sich stark verändert. Aus der konfessionellen und politischen Gesinnungspresse von einst sind Forumszeitungen geworden, die aus wirtschaftlichen Gründen für eine breitere Abonnentenbasis geniessbar sein müssen und sich eine betont ideologische Ausrichtung nicht mehr leisten können. Diese Entwicklung hat der katholischen Tagespresse den Boden entzogen. Sie existiert nicht mehr.

Aus der Gesinnungspresse sind Forumszeitungen geworden, die sich eine betont ideologische Ausrichtung nicht mehr leisten können.

Wenn Paulus heute wiederkäme, hätte er wohl trotzdem seine Freude an der katholischen Medienlandschaft. Tatsächlich ist heute fast jeder katholische Haushalt mit einem katholischen Medium versorgt. An die Stelle der katholischen Zeitungen sind zum Teil stattliche Pfarrblätter und christliche Magazine getreten, und selbstverständlich ist die katholische Kirche auch online präsent. Diese Medien werden in ihrer Existenz nicht gefährdet sein, solange bei Lesern und Geldgebern das Bewusstsein ihrer Notwendigkeit besteht. Dieses Bewusstsein ist aber nicht selbstverständlich. Es muss durch „Propaganda“ immer wieder aufgefrischt werden.

Systematisch „Propaganda“ für die katholischen Medien zu machen ist also auch heute aktuell, wenn vielleicht auch unter anderem Namen: Werbung, Öffentlichkeitsarbeit, Marketing. Immer noch aktuell ist auch die Vermittlung von Medienkompetenz an katholische Medienschaffende durch Aus- und Weiterbildung. Dabei darf der Begriff Medienschaffende heute viel breiter gefasst werden als früher. Die Digitalisierung der Medien erlaubt es im Prinzip allen, Medienschaffende zu sein. Ein guter Dienst wäre es heute auch, nicht nur Medienkompetenz an kirchennahe, sondern umgekehrt Kirchenkompetenz an kirchenferne Journalistinnen und Journalisten zu vermitteln.

Es gibt auch nach hundert Jahren für den Presseverein noch viel zu tun.

Es gibt also für den Schweizerischen Katholischen Presseverein auch nach hundert Jahren noch viel zu tun. Was seine Kernaufgaben sind, wird gerade auch aus der historischen Perspektive klar. Ich danke daher allen, die diese Festschrift ermöglicht und zu ihr beigetragen haben: den Sponsoren, den Autoren, die zurückblicken, Thomas Gmür, André Kolly und Cristina Vonzun, den Autoren, die vorausblicken, Martin Iten, Martin Spilker und Pierre Pistoletti, dem Buchgestalter Christoph von Siebenthal und unserem Geschäftsführer Melchior Etlin, bei dem das ganze Fest- und Buchprojekt in sehr guten Händen lag. Möge das Werk die Zukunft des Pressevereins beflügeln.

 

Préface – « Si St Paul revenait, il deviendrait rédacteur »

Il y a 100 ans, au moment de la fondation de l’Association catholique suisse pour la presse (ACSP), la radio en était à ses balbutiements, la télévision n’existait pas et internet était absolument impensable. Le moyen de communication dominant était la presse. Celle-ci diffusait les informations mais propageait également des convictions politiques et défendait âprement des idéologies. L’Eglise catholique considérait la presse comme une « seconde chaire », beaucoup plus influente que celle dans l’église, grâce à son rayon d’action. Le prélat Robert Mäder, un ecclésiastique qui avait le sens de la formule, résuma ainsi cette conviction dans un écrit fort respecté : « Si St Paul revenait, il serait rédacteur. »

L’évêque de Bâle, Josephus Ambühl, écrivit, en 1930, que le devoir d’ « apostolat de la presse » était de « témoigner pour le Christ, faire honte aux ennemis de la vérité en la défendant et par l’information, éclairer les ignorants et raffermir les hésitants ». Les fidèles, quant à eux, avaient le devoir, l’obligation même, d’abonner la « bonne presse » et d’éviter les journaux qui n’étaient pas catholiques. Une formule publicitaire en allemand disait : « Volksblatt im Haus, treibt Unglauben aus (un bon journal dans la maison en chasse l’incroyance). »

Faire de la publicité pour la « bonne presse » et sensibiliser les fidèles à l’importance de ses propres médias fut une des raisons majeures de la fondation de l’ACSP en 1917. L’Association catholique suisse pour la presse employait à cette fin un « secrétaire de propagande » et soutenait tous les efforts d’amélioration de la presse catholique. Elle institua notamment un lieu de formation pour les étudiants catholiques en médias, qui est devenu par la suite l’institut de journalisme de l’Université de Fribourg. Elle veillait aux échanges entre gens des médias catholiques par l’organisation régulière de journées de la presse. Elle soutenait également l’Agence de presse internationale catholique (Kipa-Apic), également fondée en 1917, qui fournissait les journaux catholiques en nouvelles du monde catholique.

Le tout constituait un concept médiatique concluant, porté par les membres de l’Association, dont le nombre s’est monté jusqu’à 12’000, et énergiquement mis en œuvre par des dirigeants aux noms parfois prestigieux.

Aujourd’hui, cent ans plus tard, le monde est très différent.

Le paysage de la presse a beaucoup changé. Au lieu d’une presse d’opinion confessionnelle et politique, on a aujourd’hui des tribunes ouvertes à divers courants d’idées, qui ne peuvent plus se permettre de souligner une orientation idéologique précise car elles doivent plaire, pour des raisons économiques, à une large base d’abonnés. Cette évolution a fait perdre sa raison d’être aux quotidiens catholiques. Ils n’existent plus.

Si St Paul revenait aujourd’hui, il serait quand même heureux du paysage médiatique catholique. Presque tous les ménages catholiques reçoivent de nos jours, en effet, un média catholique. Ce sont parfois des feuilles paroissiales bien fournies et des magazines chrétiens au lieu des journaux catholiques et l’Eglise catholique est aussi présente sur internet. L’existence de ces médias ne sera pas menacée aussi longtemps que les lecteurs et les bailleurs de fonds auront conscience de leur nécessité. Cette conscience ne va cependant pas de soi et il est nécessaire de la raviver régulièrement par de la « propagande ».

Il est donc toujours d’actualité de faire une « propagande » systématique pour les médias catholiques, même si c’est peut-être sous d’autres noms : publicité, relations publiques, marketing.

Il est également toujours actuel de donner aux journalistes catholiques des compétences en médias par une formation de base et continue. L’acception du terme « journaliste » est aujourd’hui beaucoup plus large qu’autrefois. La numérisation des médias permet en principe à tout un chacun d’être journaliste. Un autre bon service à rendre aujourd’hui serait non pas seulement de doter de compétence en médias les journalistes proches de l’Eglise mais de doter de compétences ecclésiales les journalistes qui en sont éloignés.

Même après cent ans, l’Association catholique suisse pour la Presse a ainsi encore bien du pain sur la planche. La perspective historique montre clairement quelles sont ses tâches principales. Je remercie tous ceux qui ont rendu cet ouvrage possible et qui y ont contribué : les sponsors, les auteurs qui analysent le passé, Thomas Gmür, André Kolly et Cristina Vonzun, les auteurs qui se projettent vers l’avenir, Martin Iten, Martin Spilker et Pierre Pistoletti, le concepteur graphique Christoph von Siebenthal et notre administrateur, Melchior Etlin, qui a réalisé avec compétence l’ensemble du projet de la fête et du livre.

Puisse cet ouvrage donner à l’Association catholique suisse pour la presse le goût et l’envie de continuer.

Fussnoten

  1. Aus Wikipedia: Robert Mäder (* 7. Dezember 1875 in Wolfwil, Kanton Solothurn, Schweiz; † 26. Juni 1945 in Basel) war ein römisch-katholischer Pfarrer und Kanzelredner. 1899 erhielt er die Priesterweihe und wirkte zuerst als Vikar in Biberist und später als Pfarrer in Mümliswil. 1912 erfolgte seine Wahl zum ersten Pfarrer der Heiliggeistkirche in Basel. Prälat Mäder war als Kanzelredner weitbekannt und vertrat prononciert konservative Postulate. So wetterte er gegen Mischehen (mit Protestanten), Frauenstimmrecht, Fasnacht, und rief gar aus „Der Rosenkranz ist unser Maschinengewehr“. Mäder verurteilte sowohl Kommunismus und Sozialismus als auch den „heidnischen Nationalismus der völkischen Art“ der deutschen National-Sozialisten. Er gründete die Theresien-Mittelschule in Basel. Die Universität Freiburg i.Ue. verlieh ihm den Doctor honoris causa. Mäder war auch ein bekannter religiöser Schriftsteller.